L'UST de sa création à aujourdhui

Publié le par UST

1956 : NAISSANCE A L'ECOLE PAUL LAPIE
 
 
En 1956, au hasard d'une conversation de récréation entre deux instituteurs : Messieurs Gautier et Garnier, germe l'idée de faire construire un terrain de basket dans la cour de l'école. L'appui bienveillant de Monsieur Seguette, Directeur de l'école et de Monsieur Deschamps, Conseiller Municipal et futur Maire de Talence, font de ce voeu une réalité.
 
Une équipe de 8 minimes garçons est alors créée. Dès sa première saison, elle obtient le titre de Champion Départemental USEP (scolaire). Ce résultat encourageant conduit à la création de l'AMICALE LAIQUE DE TALENCE, l'A.L.T., par les instituteurs de l'école avec Monsieur Seguette comme Président, Monsieur Garnier comme entraîneur (et joueur), Monsieur Gautier comme secrétaire (fort de son expérience dans le Blayais) et Messieurs Gaubert, Cabireau et Cazeaux.
 
Les vestiaires et les douches ne sont peut-être que des salles de classe et des lavabos de couloir, mais le bonheur de jouer habite l'école et la route est ouverte pour des générations de jeunes Talençais.
 
 
 
LES DIX GLORIEUSES DE L'A.L.T. : 1957-1967
 
 
De la petite équipe d'école primaire, l'Amicale va connaître une croissance record et régulière qui en dit long sur la force de caractère des pères fondateurs...
 
Avec un seul terrain de cour d'école, les effectifs vont passer de 8 minimes à 176 licenciés et 17 équipes en 10 ans !!
 
Les titres se succèdent... les échelons se gravissent dans "la grande ruche laïque et sportive" :
 1958.......... :    4 équipes, 4 titres de champions.
 1961.......... :    Les Juniors arrivent en 1/16 de finale de la Coupe de France.
 1962.......... :    Les Seniors, dont Michel Estève, entraînés par Paul Garnier, sont champions de la Côte d'Argent.
 1963.......... :    Des équipes filles apparaissent avec Mireille Halm, Marie-Laurence Rabastou.
 1967.......... :    Parmi les minimes filles, 17 joueuses sont sélectionnées en équipe de Gironde ! Les frères Perpère sont sélectionnés en équipe d'espoirs d'Aquitaine et feront bientôt le bonheur d'Orthez.
 
Les dirigeants (le Directeur d'école et second Président Monsieur Larrère, ses adjoints Messieurs Gaubert, Gautier, Cazeaux, Cabireau et les entraîneurs Messieurs Garnier et Peyré) se donnent de tout coeur à leurs jeunes et à leur sport, mais aussi et toujours à l'esprit laïque avec ciné-club et sorties Tourisme et Culture.
 
Mais l'Amicale déborde de son cadre scolaire et en 1967, décision est prise d'adhérer à l'UNION SPORTIVE TALENCAISE créée cette même année et qui va offrir la flambant neuve Salle Jean Bouin dans la corbeille de mariage.
 
 
 
L'U.S. TALENCE DEVIENT UN GRAND D'AQUITAINE : 1967-1977
 
 
Fort de la solidité de son héritage cimenté par des années d'amitiés de quartier, le Club va poursuivre une expansion régulière jusqu'à atteindre son apogée en 1977 avec 255 licenciés et 21 équipes.
 
Bien que la Salle Pierre de Coubertin construite en 1975 ait apporté un peu plus d'aise, on imagine les prouesses des dirigeants, les Garnier, Gautier, Cazeaux (toujours eux...) et Comet, pour s'occuper de tous.
 
La génération issue de l'A.L.T. est puissante et va très vite se bâtir une réputation aquitaine : en 1971, l'équipe senior masculine, pourtant encore en Promotion Excellence Aquitaine, emporte la Coupe du Sud-Ouest, alors que régnent, à cette époque, les équipes de Nationale II des JSA et d'Orthez. Sur sa lancée, l'équipe atteint la Nationale IV en 1972 pour y rester 2 ans. Mais ce n'est pas tout, suivent 5 titres consécutifs de Champion de Gironde UFOLEP et encore une demi-finale de la Coupe du Sud-Ouest en 1977.
 
Les équipes de jeunes sont régulièrement championnes de Gironde ou d'Aquitaine, FFBB ou UFOLEP, et grimpent parfois vers les phases finales de la Coupe de France contre des Clubs prestigieux.
 
C'est aussi l'époque des grands tournois du jeudi de l'Ascension comme en 1975 avec plus de 80 équipes pour une seule journée.
 
 
 
L'ESSOR DES FEMININES : ENCORE LA MARQUE DES "INSTITS"...
 
 
En 1974; un événement majeur pour le Club survient en toute discrétion : la décision de Michel Estève, instituteur à Villenave d'Ornon et valeureux capitaine de l'équipe vainqueur de la Coupe du Sud-Ouest, de se dévouer à l'entraînement de la section féminine créée en 1963. Il est rejoint, dans cette tâche, par Michel Quillac, joueur et bien sûr lui aussi instituteur à Paul Lapie.
 
D'emblée, en 1975, l'équipe benjamine d'Estève devient championne de Gironde et d'Aquitaine FFBB et Cathy Clézardin, qui deviendra capitaine de l'équipe de France, y fait ses débuts. Pour Michel Estève, ce n'est également qu'un début...
 
 
 
LES ANNEES D'APOGEE : 1977-1980
 
 
Les seniors masculins sont en Excellence d'Aquitaine et réalisent, encore une fois, l'exploit en 1978 d'accéder à la finale de la Coupe du Sud-Ouest avec Beckai Diop et l'arrivée du Toulouse Université Club de Francis Mediavilla. L'année suivante, c'est la montée en Nationale IV.
 
Les seniors féminines, conséquence du travail de Michel Estève, accèdent à la Nationale III (1980) rejoignant les deux seuls Clubs de Gironde à avoir atteint ce niveau : le JSA et le SC de Bordeaux.
 
Les cadettes disputent la finale de la Coupe de France UFOLEP. Le Président, Monsieur Marin, dont la fille joue en senior féminine, peut être heureux.
 
 
 
MUTATION D'UN CLUB : 1980
 
 
Paradoxalement, alors que le Club réussit à atteindre son meilleur niveau à la fois en garçons et en filles que se profile le déclin : de 21 équipes en 1977, le nombre chute à 11 entre 1978 et 1981. L'avertissement est sévère.
 
C'est que les temps ont subrepticement changés : du loisir unique, simple et peu coûteux où s'investissait l'enthousiasme d'un quartier, on avait, sans s'en rendre compte, traversé le gué de la modernité. Les difficultés n'étaient pas forcément plus grandes, mais différentes. Les vaillants instituteurs d'antan toujours disponibles avaient vieilli, remplacés par des parents moins disponibles. La chaude ambiance des débuts cédait devant l'accélération générale du temps, les contraintes croissantes des règlements et des budgets en inflation constante.
 
En 1980, ces deux époques coexistaient encore et presque symboliquement avec Henri Deschamps, le vieux Maire compagnon de route, et Robert Couzinet, ancien député qui prenait la tête de l'UST Général, énergique maître de l'équilibre des maigres comptes entre les différentes sections de l'Omnisport. Il allait "animer" plus d'une de nos sulfureuses Assemblées Générales.
 
 
 
LES ANNEES 80, LES ANNEES FILLES
 
 
Le Club, sous les présidences de Monsieur Marin, puis Monsieur Bareille, repart et se stabilise à environ 190 licenciés pour 13 / 14 équipes.
 
L'équipe senior féminine est maintenant de manière durable en Nationale III, à l'exception de très brèves chutes en Nationale IV (82-83 et 87-88). Michel Estève qui les a menées au niveau le plus haut que permet un recrutement local, passe le relais en 1986 à Jacques Avignon. Il se consacre alors avec succès aux jeunes générations et surtout aux cadettes (championnes d'Aquitaine dès 1988 et vainqueurs de la Coupe de France UFOLEP en 1990).
 
L'équipe senior masculine, d'abord installée en Excellence d'Aquitaine, vit un lent déclin, faute de voir arriver des jeunes de valeur. Malgré un nouvel essai par Francis Garnier de former de nouveaux jeunes, la section masculine essentiellement composée d'étudiants, descend en Excellence Gironde.
 
Deux événements dont beaucoup se souviennent, ont marqué la présidence de Christian Beauxis : le record du monde des 48 heures de basket le 12 juin 1987 où participèrent 410 basketteurs en un gigantesque match qui se solda par un 7177 à 6120 ! et le jeudi 24 mai, l'hommage émouvant à Paul Garnier prenant sa retraite après 34 ans de services "au sein de sa famille".
 
 
 
LA CRISE : 1990-1991
 
 
Dure saison que celle de 1990-1991 : Christian Beauxis qui s'est battu 4 ans durant, a démissionné à l'intersaison. Son successeur Tuffery ne tient que 6 mois et Jacques Avignon entraîneur de l'équipe senior féminine jette l'éponge en fin de saison. L'équipe senior masculine, faute de relève, ne tiendra plus longtemps et il ne reste que 10 équipes (il faut remonter à 1963 pour trouver un aussi faible niveau).
 
 
 
ET L'U.S.T. REVIT
 
 
Sous la présidence de Francis Mediavilla, ancien joueur et entraîneur des Seniors garçons, les énergies se mobilisent face à l'implosion menaçante.
 
Le Club repart en moins de deux ans, remonte 17 équipes des filières intégrales en garçons et filles et se prend à rêver de Nationale II chez Jonathan avec R. Couzinet, J.M. Toujas, J. Avignon et J. Rey.
 

Publié dans Ustalencebasket

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